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samedi 17 novembre 2012

Le nouveau livre du Dr Leir. Quelques extraits



Le nouveau livre du Dr Leir Contacts OVNI. La dernière frontière
Quelques extraits

Gildas Bourdais, novembre 2012-11-12




Voici quelques « bonnes feuilles » du nouveau livre du D Roger Leir, Contacts OVNI. La dernière frontière, paru en octobre 2012, que j’ai déjà présenté brièvement dans un premier article sur mon blog :
http://bourdais.blogspot.fr/2012/09/un-nouveau-livre-du-dr-leir-contacts.html">

Je le complète ici avec quelques courts extraits (avec la permission de l’éditeur) sur les nouveaux cas présentés dans le livre. Je veux souligner le lien manifeste qui apparaît, notamment sous hypnose, entre implants, enlèvements et ovnis. Des séances d’hypnose ont été conduites par Yvonne Smith, hypno- thérapeute certifiée travaillant avec Roger Leir, et ayant mené elle aussi des enquêtes sur les enlèvements, qu’elle a relatées dans son livre Chosen. Je donne ensuite un résumé des indices physiques observés, puis un aperçu sur l’étude scientifique importante de l’implant extrait lors de la quinzième opération, qui figure également dans le livre. Leir se risque en outre à quelques réflexions personnelle sur ce que pourraient signifier tous ces enlèvements et implants. Un autre chapitre fait le point sur l’affaire de Varginha, lieu du crash supposé d’un ovni au Brésil en 1996, sur lequel Leir a également enquêté avec ses amis brésiliens. Pour terminer, on trouvera un texte intéressant, émanant de l’Office scientifique de la Présidence des Etats-Unis (OSTP), qui s’intéresse fortement aux travaux de Leir et de ses collègues… : Les ovnis n’existent pas, mais ils sont quand même intéressants ! Voici donc quelques extraits sur les dernières opérations.

14ème opération, « Jack », le 15 12 2007 (chapitre 4)
Implant dans la cuisse droite



« Jack » avant l’opération


Résumé - Jack, 49 ans, ancien officier de renseignement militaire. Vision d’ovni à 18 ans, à la pêche avec son père. Problèmes de santé dans l’enfance, terreurs nocturnes, somnambulisme. Expériences paranormales de « rêve partagé ». Souvenir vague d’enlèvement à bord d’un ovni. Episodes de temps manquant. Douleur à la cuisse droite, et perte de poids, en 2003. Retrouve la santé après l’opération. Régression hypnotique par Yvonne Smith. Se souvient de l’ovni ave une machine qui insérait quelque chose dans son corps…)
Un extrait du livre :
« Chaque opération peut être considérée comme unique, mais il y a un ou deux cas qui sont vraiment à part. Voici l’un d’eux. L’enlevé était un homme âgé de quarante-neuf ans lors de l’opération. Nous l’appellerons Jack pour respecter son anonymat. Professionnellement, Jack était un officier de renseignement militaire et il avait pris sa retraite après avoir servi son temps d’active. Jack dit qu’il n’avait jamais été en zone de combat durant les six années de sa carrière militaire, et il se considérait lui-même comme un simple technicien – qui n’avait accès qu’à un niveau « secret » – opérant sur des équipements électroniques. Il dit que son équipement était installé dans des lieux qui impliquaient des niveaux de sécurité bien plus élevés. Autrement dit, il était obligé de se trouver dans des lieux où il n’avait pas le niveau d’habilitation requis pour être en conformité avec les règlements du renseignement militaire.
Il me dit aussi qu’il n’avait que peu de souvenirs d’expériences relatives aux ovnis. L’une d’elles se produisit quand il avait dix-huit ans. Il m’expliqua qu’un jour son père l’avait emmené à la pêche, avec son frère plus âgé. Son plus jeune frère était né cette nuit-là. Son père n’était pas du genre à s’intéresser beaucoup à cela, «avec tout ce sang», comme il le lui dit sans ménagement. Il préférait aller pêcher. La nuit était calme et l’eau de la rivière où ils pêchaient s’écoulait doucement, presque sans une ride. Soudain, leur attention fut attirée par une lumière traversant le ciel de droite à gauche. »
Jack décrit alors un engin qui avait la forme classique d’une soucoupe qui traversa lentement le ciel devant eux.



Dessin de l’ovni vu par Jack

Il y a d’autres aspects intéressants, ufologiques et paranormaux, dans l’histoire de Jack :
« Il faut noter que Jack admet avoir eu deux périodes de temps manquant, mais ne les relie pas à des épisodes ufologiques. Également, il me dit avoir eu des cicatrices et des marques sur ses jambes que ni lui ni ses parents ne pouvaient expliquer. Jack me dit qu’il avait fait des rêves d’une guerre se déroulant dans le ciel nocturne avec une multitude d’appareils étranges se combattant les uns les autres. il me raconta aussi qu’il avait vécu pas mal d’épisodes de «sortie du corps», ou OBE (Out of Body Experiences ), mais n’avait jamais eu de mal à réintégrer son corps. En plus de cela, il avait vu aussi d’étranges boules lumineuses dans sa chambre et avait eu des épisodes de paralysie inexplicable qui inhibaient sa faculté de sortir de son corps.


« À l’époque de l’opération, Jack n’avait eu aucune thérapie en relation avec le phénomène des enlèvements aliens, ou de régression hypnotique pour accroître sa mémoire. Jack vint à mon bureau pour la première fois le 12 décembre 2007. il se soumit alors à un examen physique complet par moi et notre chirurgien général et relata toute son histoire.
L’examen mena au constat d’un homme de 49 ans en relativement bonne santé, souffrant seulement de diabète léger mellitus. Jack nous parut assez mince et nous parla de sa très grande perte de poids et de sa léthargie à la suite de la découverte d’un objet dans sa cuisse droite. Il nous exprima son opinion que les militaires l’avaient utilisé de quelque façon comme sujet d’expérimentation avec des extraterrestres, et que ces entités non-humaines lui avaient implanté une sorte d’appareil qui lui avait causé sa perte de poids et ses problèmes de santé. Il expliqua son souhait que cet objet soit retiré et analysé. »

Il faut souligner ici que la plupart des opérations ont été réalisées à la demande des patients. La suite du chapitre relate en détail l’opération, puis la séance d’hypnose réalisée par Yvonne Smith.

15 ème opération, « Steve », le 6 septembre 2008 (Chapitre 5)
Implant dans le deuxième orteil du pied gauche

Résumé : Steve est un scientifique spécialisé dans les nanotechnologies. Né en 1960. Plusieurs incidents étranges avec le Dr Leir et l’équipe de TV japonaise qui a filmé l’opération : panne de voiture bizarre ; des mentions figurant sur l’enveloppe des radios sont apparues sur sa radio, chose impossible selon les techniciens. Après l’opération, hypnose par Yvonne Smith. Expériences dès l’enfance. Sa femme d’abord incrédule, mais enlevée elle aussi. L’implant extrait a fait l’objet d’une étude scientifique poussée : voir quelques extraits plus loin.

Extraits du livre.

« Steve est né le 4 mai 1960 à Evanston, dans l’Illinois. Sa mère avait eu une grossesse normale, mais Steve nous dit que l’accouchement avait été difficile, sans donner de détails. Dans sa petite enfance, Steve avait souffert de terreurs nocturnes, de somnambulisme, de peurs de l’inconnu, et d’autres indications d’une enfance perturbée. Steve avait aussi une histoire de maladies d’enfance classiques, sans complications, et il était dans l’ensemble en bonne santé. Il ne mentionna qu’un seul accident sérieux qui se produisit à vingt-trois ans, lorsqu’il tomba d’un bateau et se blessa au cou, mais sans que cela ne provoque de douleur permanente ni laisse de trace visible de blessure profonde. Steve nous dit aussi qu’il passe chaque année un examen de santé avec son médecin local.
(…)

(La suite a été obtenue sous hypnose par Yvonne Smith.)
« Les expériences de Steve ont commencé dans son enfance. Il pense que ses parents étaient également impliqués, mais ces premiers événements ne furent jamais exposés au grand jour ni discutés dans sa famille. Ses expériences étaient généralement de nature assez typique. Il était emmené hors de sa chambre en flottant dans un rayon de lumière, et ramené plus tard avec peu ou pas de souvenirs de ce qui s’était passé. Quand Steve se maria et se mit à élever sa propre famille, il commença à se rendre compte que celle-ci était également impliquée. Sa femme ne voulait admettre aucune de ses propres expériences, dont l’une avait eu lieu plusieurs années auparavant, alors qu’ils étaient tous deux en voyage sur une route peu fréquentée, aux petites heures du matin. Un objet flottant, rond et brillant, les suivit pendant un ou deux kilomètres, puis réduisit la distance entre eux. Nerveux, Steve s’arrêta au bord de la route. L’objet volant, qui était très lumineux, se mit en vol stationnaire. Steve commença à se sentir paralysé, ne pouvant tourner la tête, ni toucher sa femme. Il remarqua alors que le ciel était maintenant visible à travers le toit de la voiture, et que sa femme commençait à flotter à travers le toit. Bien qu’il ne puisse pas bouger ses muscles, il resta conscient, et il se souvient qu’on lui dit que tout irait bien pour sa femme, et qu’elle serait ramenée rapidement. Cela ne réduisit pas ses craintes, bien qu’il ait appris à faire confiance à ses ravisseurs non-terrestres. Steve avait vu un certain nombre d’êtres différents au fil des ans, la majorité d’entre eux étant les «Gris». Il les décrivit comme n’étant pas tous de la même culture. Bien qu’ils fussent en majorité de petite taille, il y avait une espèce plus grande qui semblait plus âgée, et pour certains on pouvait même identifier leur sexe qui était apparent sous leurs uniformes bien ajustés. Certains avaient des uniformes serrés contre la peau, et d’autres avaient une allure plus «animale», sans costume apparent.
Steve avait aussi observé d’autres êtres non-terrestres, certains nous ressemblant tout à fait mais d’une plus grande perfection dans leurs traits et leur comportement. Il arriva à la conclusion que, d’une certaine manière, tous les êtres avec lesquels il avait été en contact étaient génétiquement apparentés. Ils avaient en commun de communiquer télépathiquement, bien qu’il puisse entendre certains bruits bizarres qu’ils se communiquaient les uns aux autres.
« Les relations de Steve avec ces êtres se développèrent avec les années. Il expliqua que, bien des fois, il n’était pas emmené hors de son domicile mais que, quelle que fût l’expérience menée avec lui, elle était menée dans sa propre chambre. À mesure que ses enfants grandissaient, ils se mirent à faire part de leurs expériences nocturnes à Steve et à leur mère. C’est à ce stade que la femme de Steve commença à admettre qu’elle était elle aussi impliquée. »


16ème opération, « Phil », le 24 avril 2010
Implant dans le poignet droit

Résumé - Cas adressé à Leir par Budd Hopkins. Né en 1961. Vision d’ovni lors d’un camping à 11 ans avec deux camarades, dont Don qui vient témoigner lui aussi. Hypnose de Phil et Don par Yvonne Smith. Phil se souvient de l’enlèvement à bord de l’ovni. Examen médical par des « Gris », etc. Communication télépathique avec les aliens. Don se souvient juste de l’extérieur de l’ovni.




Dernier repérage de l’implant de « Phil » avant l’opération

Extraits du livre.

« Venons-en maintenant à la seizième opération et à notre patient venu de Old Hickery dans le Tennessee, que nous appellerons «Phil». Bien qu’il m’ait vu à la télévision, et entendu à la radio, Phil contacta Budd Hopkins qui me l’adressa. Ma première communication avec Phil eut lieu par téléphone. Il me dit d’emblée qu’il avait un objet métallique dans son poignet droit et que celui-ci était là probablement depuis qu’il avait onze ans. Phil me dit qu’il avait une radio, qu’il était disposé à m’envoyer, qui révélait un objet métallique étranger. Les radios arrivèrent quelques jours plus tard : après avoir vu les films, je lui envoyai le questionnaire de plusieurs pages que nous envoyons à tous nos contacts pour une éventuelle opération.
(…)
« Alors âgé d’environ onze ans, Phil et ses copains décidèrent de camper une nuit sur un grand terrain, pas très loin de la maison de Phil. Avec excitation, ils rassemblèrent des couvertures (pour installer une tente à leur façon), des sacs de couchage, de l’eau potable et de la nourriture pour la cuisiner sur un feu de camp. En arrivant sur la propriété, les trois garçons cherchèrent le meilleur endroit pour dresser leur tente, et pour voir les étoiles – un élément nécessaire pour se raconter des histoires effrayantes. Ni Phil ni son ami Don ne se rappelaient exactement à quelle heure ils avaient décidé de se coucher. Après s’être retiré, Phil commença à être nerveux et agité, dans les premières heures du jour. Il se souvient d’avoir ouvert les yeux et d’avoir observé l’étoile la plus brillante qu’il ait jamais vue, juste au-dessus du lieu du campement : elle était si brillante qu’il trouva que cela valait la peine de réveiller ses compagnons. Ils résistèrent à ses efforts pour les réveiller mais, une fois en éveil, ils se groupèrent tous les trois et regardèrent, impressionnés, l’étoile devenir plus brillante, puis qui commença à descendre juste au-dessus d’eux, devenant de plus en plus grosse et de plus en plus proche. Phil et ses amis n’avaient pas peur à ce moment-là ».

(La suite a été révélée sous hypnose avec Yvonne Smith)

« Pendant de nombreuses années, je n’avais pas inclus de régressions hypnotiques dans mes écrits, mais après seize opérations, j’ai admis qu’elles pourraient ajouter des données utiles qui risqueraient, autrement, d’être perdues. Étant donné que la complexité de ce cas dépassait tout ce que nous avions déjà rencontré, le moindre détail pouvait devenir très important. Ce qui rendait ce cas unique, c’est qu’il impliquait trois personnes séparément – qui se souvenaient toutes de quelque chose. Nous voulions non seulement que Phil subisse une régression hypnotique, mais nous voulions profiter de l’occasion pour l’appliquer aussi à son ami Don. Depuis pas mal de temps, A & S Research a travaillé avec des hypno-thérapeutes connus et qualifiés, tels que Budd Hopkins, David Jacobs, Yvonne Smith et John Carpenter. Dans ce cas, notre choix fut Yvonne Smith, qui se familiarisa avec le cas pendant que le patient était mis en condition.
(…)
« Je vais donner ici seulement une petite partie de ce qui est apparu car le cas est toujours en cours d’étude, et Yvonne en présentera une partie dans son nouveau livre, à paraître prochainement : Intrusion à Coronado : Le Président, le service secret, et l’enlèvement alien.
Une fois que l’amnésie avait été contournée, Phil se souvint qu’il avait été, avec ses amis, en présence de «Gris» du modèle «standard», dans un grand local rond ayant l’apparence d’un hangar où se trouvaient d’autres appareils volants. Il exprima du souci, non pas pour lui, mais pour ses amis. Les êtres Gris l’assurèrent télépathiquement que les garçons iraient bien et seraient bientôt ramenés à terre. Deux parmi les autres «intelligences» non-humaines prirent les deux garçons avec elles et les emmenèrent loin de Phil. Il commença alors à paniquer et dut être assuré de nouveau qu’il ne leur arriverait rien. Là-dessus, il fut escorté hors du
hangar le long d’une coursive incurvée et peu éclairée d’où il put voir de nombreuses pièces. Yvonne lui demanda ce qu’il était capable de voir dans ces chambres et il lui dit qu’elles
ressemblaient toutes à de petites pièces d’hôpital. Il fut alors escorté dans l’un de ces locaux et on lui dit de monter sur une table qui semblait sortir du mur en reposant sur un seul pied.
Phil dit que cette table était très confortable, adaptée à la forme de son corps comme si elle avait été faite pour lui. Il remarqua que l’air qu’il respirait à bord était humide et lourd et, bien qu’il ait eu un peu d’appréhension, il avait au fond lui le sentiment d’être en train de vivre une aventure merveilleuse, et espérait étrangement qu’elle ne s’arrêterait pas.
Deux des êtres Gris s’approchèrent de lui. L’un d’eux s’approcha très près de son visage, avec un grand œil noir presque pressé contre sa peau. Il se sentit immédiatement détendu, et remarqua que l’autre Gris était en train de l’examiner avec plusieurs instruments. Ils inspectèrent son nez, sa bouche, ses oreilles, son rectum et son pénis. Ses yeux furent examinés par une sorte de matrice visuelle dans laquelle il pouvait voir une myriade de lignes, de rectangles et d’autres figures géométriques. Un dispositif apparut, venant par-dessus sa tête, et fut placé juste à côté de son poignet droit. Il ne ressentit pas de douleur et, bien qu’il ait voulu consciemment déplacer son bras et son poignet, celui-ci resta immobile comme s’il était collé à la table. On lui dit alors qu’il pouvait quitter la table et rejoindre ses amis. Il fut à la fois heureux et triste que l’expérience soit terminée, mais eut l’intention d’en discuter après avec ses amis. Phil fut alors escorté par un seul Gris jusqu’au local où il s’était trouvé en entrant dans l’appareil. Les garçons étaient tout excités de se retrouver là, mais, bizarrement, ils ne parlèrent pas de leur expérience. »



Résumé des indices physiques


Voici maintenant une récapitulation des indices physiques constatés dans les différents cas étudiés par Roger Leir et ses collègues depuis une quinzaine d’années.

1. Tous les patients (ayant un implant) ont eu des expériences d’enlèvements, pour autant qu’aient pu en juger les experts qui nous semblent qualifiés pour en décider.
2. Tous ont subi des examens préopératoires de radios ou de scanographies montrant des corps étrangers.
3. Aucun d’eux ne semble avoir de cicatrices ou de points visibles d’entrée.
4. Certains ont un souvenir conscient de l’événement.
5. Chez tous, on observe des émissions électromagnétiques émanant de l’objet dans le corps.
6. On ne détecte chez aucun d’eux de la radioactivité.
7. On détecte chez certains des émissions sur fréquences radio, dont certaines correspondent à des émissions, fixes ou mobiles, vers l’espace lointain, vérifiées sur des documents FCC.
8. La plupart (des objets) sont enrobés d’une couche étrange de matériau biologique ou de céramique qui semble bloquer les réactions d’inflammation ou de rejet dans le corps.
9. Tous sont associés de quelque façon avec des terminaisons nerveuses.
10. La plupart ont un mécanisme d’activation-désactivation que nous ne comprenons pas encore.
11. Tous contiennent des éléments rares, tels que le Gallium, le Germanium, le Zirconium, et dans un cas un isotope de l’Uranium qui n’existe pas à l’état naturel.
12. En plus de cela, nous avons trouvé des nano tubes de carbone, des nano fibres de carbone, et des nano assemblages de carbone.
13. nous avons aussi trouvé ce que l’on appelle des cristaux orthorhombiques de chlorure de sodium de différentes tailles (le chlorure de sodium, ou sel de table ordinaire, ne se trouve pas sous cette forme dans la nature).
14. D’autres objets semblent n’avoir aucune explication à ce jour, comme des sphères dorées, des sphéroïdes, des couches analogues à des céramiques, et de nombreux autres objets inconnus en métallurgie terrestre.
Un extrait du rapport scientifique du physicien Steve Colbern de janvier 2009, sur l’implant extrait lors de la quinzième opération, dans lequel Steve a le surnom de « John Smith ».

Dans l’étude scientifique poussée réalisée par le physicien Steve Colbern, qui figure dans le livre du Dr Leir, un aspect que je trouve particulièrement intéressant est l’analyse isotopique de plusieurs éléments, réalisé par spectroscopie de masse, qui a révélé que les proportions isotopiques de ces éléments s’écartent significativement des proportions usuelles connues sur Terre. En voici le tableau comparatif :



Comparaison des pourcentages isotopiques

Voici, pour finir, des extraits de la conclusion du rapport scientifique - les deux premiers et le dernier - qui invitent à réfléchir sur ce que pourraient signifier ces mystérieux implants.

1. L’échantillon est constitué principalement de fer, avec une forte teneur en carbone et en oxygène. L’alliage de fer qui contient 5,2% de nickel est très magnétique. Des traces d’iridium et d’autres métaux précieux, de tungstène, de gallium et de germanium suggèrent fortement que la partie métallique de l’échantillon est un fer météorique, d’origine extraterrestre.
2. Les grandes différences entre les rapports isotopiques des éléments de l’échantillon et les rapports isotopiques des mêmes éléments terrestres incitent fortement à penser que la matière de l’échantillon est d’origine extraterrestre.
(…)
8. La fonction de l’appareil ne peut pas être déterminée avec certitude à partir des données disponibles, et le dispositif pourrait avoir de multiples fonctions ou missions. Il est probable, cependant, que deux de ses fonctions sont la surveillance de l’état physiologique du corps de M. Smith, et du contrôle de son humeur ou de son esprit.

Une dernière précision est utile à faire ici. A la page 139 du livre, figure une évaluation du nombre d'enlevés possibles aux Etats-Unis, d'après le sondage de l'institut Roper réalisé en 1991 sur 6 000 personnes. Le nombre cité, de 33 millions de personnes, correspond à une réponse positive à l'une des cinq questions clés du sondage, qui était celle de s'être réveillé paralysé avec l'impression d'une personne étrange, ou d'autre chose, présente dans sa chambre. En fait, il vaut mieux citer le nombre, encore très élevé, de 3,7 millions de personnes qui correspond à une réponse positive à quatre ou cinq questions, soit 2 % de l'échantillon. Cette correction sera faite lors d'un retirage. Il faut souligner cependant que le sondage ne prouve pas qu'il y a vraiment un tel nombre d'enlevés. Ce n'est qu'une approche par sondage.



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lundi 17 septembre 2012

Un nouveau livre du Dr Leir : "Contacts OVNI. La dernière frontière"



Un nouveau livre du Dr Leir :
Contacts OVNI. La dernière frontière

Gildas Bourdais, septembre 2012


Tous ceux qui s’intéressent à la question des enlèvements ont au moins entendu parler du Dr Leir et de ses opérations d’implants, supposés d’origine extraterrestre. Il avait déjà écrit en 1998 un premier livre sur ce sujet controversé, réédité en 2000 et traduit en français en 2003 sous le titre OVNIS et implants. Un chirurgien témoigne (Editions du Mercure Dauphinois) (1). Où en est-il aujourd’hui ? Il répond à cette question dans son nouveau livre, publié chez le même éditeur, qu’il a écrit à la demande même de l’éditrice, Mme Geneviève Dubois, le livre étant publié d’abord en français et traduit par moi au fur et à mesure de son écriture, en liaison étroite avec Roger Leir, qui est un ami.



Dans ce nouveau livre, qui devait paraître fin septembre 2012, Le Dr Leir retrace rapidement sa recherche sur les implants – de minuscules corps étrangers trouvés en diverses parties du corps. C’est une aventure déjà longue, et semée d’embûches, qui a commencé avec une première opération en 1995, en Californie. Puis Roger Leir en vient à ses opérations les plus récentes, principalement les trois dernières, en 2007, 2008, jusqu’à la seizième en avril 2010.
Certains témoins se souviennent partiellement d’avoir été enlevés à bord d’ovnis, éventuellement à l’aide de séances de régression hypnotique pratiquées par sa collègue et amie Yvonne Smith. On découvre que c’est souvent une « histoire de famille », de parents à enfants, ce qui ne surprendra pas les lecteurs déjà familiers de ce sujet.



Préparation pour la seizième opération, d’un implant au poignet droit (16 avril2010)


Le livre comprend, comme le premier, une annexe scientifique importante qui présente en détail une étude réalisée sur l’un de ces implants. On y verra que ces implants présentent des caractéristiques et des propriétés très particulières. Ils sont notamment protégés par une membrane très résistante qui semble empêcher toute réaction inflammatoire. Leur composition chimique est complexe, avec des proportions isotopiques qui les rapprochent plus de matériaux météoritiques que d’origine terrestre. Certains semblent contenir des nanotubes de carbone. Tant qu’ils sont encore dans le corps, certains émettent des ondes radio, très faibles mais sur des fréquences inhabituelles, en Méga et Gigahertz. Tout cela est expliqué en détail dans le livre.

Dans les deux derniers chapitres, on apprend que ces implants semblent intéresser des conseillers scientifiques du président Obama, en particulier pour de futures applications médicales, si l’on arrive un jour à reproduire ces mystérieuses membranes protectrices anti-rejet. Combien de vies humaines pourra-t-on ainsi sauver, se demandent-ils, dans un curieux document divulgué en application de la loi sur la liberté de l’information (FOIA). Ils ont été impressionnés par un exposé du Dr Leir lors d’une conférence de presse à Washington en 2009. On peut d’ailleurs se demander si de telles études ne sont pas déjà engagées dans quelque laboratoire secret, mais dont ils ne sont pas informés…



Le Dr Roger Leir à la conférence de presse de 2009 au National Press Club, à Washington.


Roger Leir revient aussi sur l’affaire de Varginha. J’avais traduit en français son livre sur l’accident supposé d’un ovni à Varginha, au Brésil en 1996, une autre enquête très intéressante qui a été publiée chez le même éditeur en 2004 (2), avant même l’édition américaine. Justement, Roger Leir a pu retourner à Varginha avec ses amis brésiliens, et il fait le point sur l’affaire dans son nouveau livre. Il y a constaté que le mur du secret semble s’y être renforcé…


Pour finir, Roger Leir nous livre quelques idées personnelles, intéressantes, sur la signification possible de ce dossier encore si mystérieux des ovnis : quel progrès a-t-on fait pour la fin du secret et comment cela va-t-il affecter notre avenir ? Quels rapports avec ce qui menace notre survie terrestre, en particulier le réchauffement de la planète, les séismes, les risques nucléaires, que les ovnis semblent surveiller de près…

Que penser de tout cela ? Je ne crois pas que ces données scientifiques suffiront pour convaincre les sceptiques, mais du moins devraient-elles les faire un peu réfléchir, et retenir un peu leurs jugements négatifs. Il en est ainsi de toute l’ufologie depuis plus de soixante ans : les sceptiques n’ont jamais cessé d’en rire, mais la question avance quand même, peu à peu. Notamment sur cette question des enlèvements et des implants grâce à des esprits indépendants et courageux comme Roger Leir, et comme Budd Hopkins, autre pionnier de premier plan, mort en 2011, qui avait aidé Leir et auquel il rend hommage à la fin de son livre.




Roger Leir et Budd Hopkins en Italie en 2005 (G.Bourdais)


Le Dr Roger Leir m’a demandé de lui écrire une préface et je l’ai fait avec plaisir. Je l’ai rencontré pour la première fois en septembre 1999 à la conférence internationale de Leeds, en Grande-Bretagne, à laquelle j’étais invité pour présenter le rapport du Cometa, publié récemment, au mois de juillet. Je commençais alors à être connu hors de France comme auteur et conférencier, notamment pour mes contributions à l’étude de l’affaire de Roswell. Je m’intéressais aussi beaucoup au dossier des enlèvements, et j’étais justement en train de lire son premier livre sur les implants, The Aliens and the Scalpel, paru en 1998. A mon arrivée à la conférence, la première personne je que vis dans le hall d’entrée était le Dr Leir. Je me présentai aussitôt et lui montrai son livre que j’avais dans mon sac :

- Dr Leir, je suis en train de lire votre livre, et je le trouve passionnant !

Il me sourit et nous devînmes aussitôt amis. Il était pour sa part intéressé par le rapport du Cometa, qui avait attiré l’attention dans le monde entier, dès sa parution. Le soir même, l’organisateur de la conférence, le regretté Graham Birdsall, nous plaça à la même table pour le dîner, et nous eûmes une intéressante conversation. Depuis cette date, nous avons eu plusieurs occasions de nous revoir, à l’occasion d’autres conférences : en France où il a été reçu une semaine à Paris, en septembre 2003 ; en Italie, en Irlande, et aux Etats-Unis, à Roswell en 2007. Ainsi, nous avons gardé le contact pendant toutes ces années. J’ai eu l’occasion de prendre sa défense contre des critiques, parfois virulentes sur Internet, et même en France où il s’est fait insulter dans une émission grand public ! C’est souvent ce que l’on récolte dès lors que l’on fait un travail de pionnier : on dérange, et on suscite des réactions de mises en doute et de jalousie.

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(1) Dr Roger K. Leir, Ovnis et implants. Un chirurgien témoigne. Editions Le Mercure Dauphinois, 2003).

(2) Dr Roger K. Leir, Des extraterrestres capturés à Varginha au Brésil. Le nouveau Roswell. Editions Le Mercure Dauphinois, 2004.







vendredi 23 mars 2012

Hommage à Budd Hopkins 1931 2011




Hommage à Budd Hopkins 15 juin 1931 - 21 août 2011




Budd Hopkins nous a quittés le 21 août 2011 à l’âge de quatre-vingts ans. Il était l’un des chercheurs les plus importants dans le domaine, si difficile et controversé, des enlèvements. Je veux ici lui rendre hommage, l’ayant moi-même rencontré plusieurs fois lors de congrès ufologiques, en France et à l’étranger. J’avais découvert à la fin des années 80 ses deux premiers livres, Missing Time et Intruders, publiés en 1981 et 1987, qui m’avaient beaucoup impressionné (seul le premier livre a été traduit en français : voir plus loin sa bibliographie). Ils m’avaient fait prendre conscience de l’importance de la question des enlèvements supposés par des extraterrestres, encore peu connue en France à l’époque. J’ai eu ensuite le plaisir de le rencontrer, d’abord à la conférence internationale de Brasilia en 1997, puis en Italie et en France. Finalement, j’ai assisté à l’hommage émouvant qui lui a été rendu à New York, en octobre 2011, organisé par sa compagne Leslie Kean, qui a rassemblé plus d’une centaine d’amis.


Leslie Kean, et Greg Sandow, lors de la réunion à New York en octobre 2011


Il faut ici évoquer une polémique lancée publiquement en 2010 sur internet par son ex-épouse, qui l’a beaucoup affecté alors qu’il était malade depuis des années et allait de plus en plus mal. Budd a raconté dans son livre de mémoires Art, Life and UFOs, comment Carol Rainey, qu’il avait épousée en 1996, était devenue de plus en plus critique de son travail, notamment sur le cas remarquable mais controversé de Linda Cortile qu’il avait enquêté en profondeur et présenté dans son livre Witnessed. Hopkins s’est alors rendu compte qu’il avait fait une « erreur majeure » (page 399) et s’est résolu à en divorcer en 2001, après avoir pourtant écrit un livre comme coauteur avec elle, Sight Unseen, publié en 2003.
J’ai été l’un de ceux qui ont pris sa défense, sur la liste « UFO Updates », avec beaucoup d’autres, comme on peut s’en rendre compte sur le site de Katharina « Kay » Wilson, Alien Jigsaw , où elle a cité les nombreux soutiens en sa faveur, ainsi qu’une réfutation des attaques contre lui et Linda Cortile :
Alien Jigsaw Articles
Signalons également l’étude approfondie de Greg Sandow (qui apparaît sur la photo plus haut) sur l’affaire de Linda Cortile (pseudonyme), publiée dans l’ International UFO Reporter, la revue réputée du Cufos. Linda elle-même a répondu à des attaques d’une équipe sceptique menée par Joseph Stefula, dans un long article, traduit et publié en France par Jean-Luc Rivera dans la Gazette Fortéenne (Vol. II, 2003).

Budd Hopkins était également un artiste réputé, comme en témoigne un article élogieux du New York Times qui a rendu compte de ces deux aspects de sa vie. Je propose plus loin deux articles que j’ai traduits de l’américain : celui du New York Times, mais d’abord le texte qui présente son œuvre d’ufologue sur le site de la Intruders Foundation, qu’il avait créée en 1989 à New York et animée pendant de nombreuses années pour venir en aide aux victimes d’enlèvements. Je propose aussi de lire mon article d’introduction générale sur la question des enlèvements, en trois parties sur ce blog, en particulier la troisième partie « Nouvelles perspectives » qui montre la place centrale de Budd Hopkins en ufologie :

Enlèvements extraterrestres 3eme partie

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Bibliographie de Budd Hopkins :

1 Missing Time, Richard Marek Publishers, New York, 1981 ; édition de poche, Ballantine Books, New York, 1988 (trad. "Enlèvements extraterrestres. Les témoins parlent", Éditions du Rocher 1995).
2. Intruders. The Incredible Visitations at Copley Woods, Random House, New York, 1987 ; édition de poche, Ballantine Books, New York, 1987.
3. Witnessed. The True Story of the Brooklyn Bridge UFO Abductions, Pocket Books (Simon & Schuster), New York, 1996.
4. Avec Carol Rainey, Sight Unseen. Science, UFO Invisibility, and Transgenic Beings, Atria Books, 2003.
5. Art, Life and UFOs, Anomalist Books, 2009


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Budd Hopkins, présenté par la Intruders Foundation (texte de 2005)


Budd Hopkins est un artiste de réputation internationale, un auteur et un pionnier dans le domaine de la recherche sur les enlèvements liés aux ovnis. Ayant enquêté sur plus de 700 cas, il dirige à présent la Intruders Foundation, une organisation de recherche scientifique et de soutien sans but lucratif. Budd commença à s’intéresser au phénomène ovni lorsqu’il fit, avec deux autres personnes, une observation en plein jour près de Truro, dans le Massachussetts, en 1964. En 1975, il réalisa sa première enquête importante, un incident comportant un atterrissage d’ovni avec occupants au North Hudson Park dans le New Jersey (Ndt : situé sur les hauteurs faisant face à Manhattan, sur la rive ouest de l’Hudson). Peu de temps après, il commença à concentrer ses recherches sur le phénomène des enlèvements liés aux ovnis, qui le conduisirent à publier ses découvertes. Pris ensemble, ses trois livres, Missing Time,1981, Intruders,1987, et Witnessed, 1996, sont largement reconnus par les chercheurs, et aussi bien par les sceptiques, comme constituant le plus importante série de livres publiés à ce jour sur le phénomène des enlèvements. Ces travaux, avec les conférences de Hopkins, et ses autres présentations, ont conduit d’autres chercheurs connus – David Jacobs, John Carpenter, Yvonne Smith et John Mack, entre autres – à se spécialiser sur ce domaine extraordinaire. Ses découvertes bien documentées sont devenues la base pour la plupart des enquêtes et recherches qui ont suivi.

Budd Hopkins est considéré depuis longtemps comme la personnalité la plus connue en ufologie. Il a joué un rôle de pionnier et il continue à mener des enquêtes sur cet aspect le plus controversé du phénomène ovni – l’enlèvement systématique d’êtres humains par les occupants des ovnis. En tant que premier expert mondial sur ce sujet, il a travaillé avec plus de mille personnes qui ont témoigné sur des expériences d’enlèvements au cours des vingt dernières années. Ces personnes proviennent de toutes sortes de milieux, et elles comprennent des médecins, des psychiatres, des avocats, des officiers de police, des personnels militaires, des hommes politiques, des personnalités du monde du spectacle, et même un scientifique de la NASA.

Ecrivain prolifique et peintre de réputation internationale, Hopkins a fait des centaines de conférences sur les ovnis dans ce pays et à travers le monde. Son premier livre qui a ouvert la voie, Missing Time, fut le premier travail qui compara une série de cas d’enlèvements ovni dans le but de dégager les traits communs qu’ils révélaient. Un deuxième livre, Intruders – The Incredible Visitations at Copley Woods, fut un best-seller du New York Times et il inspira une mini-série populaire de la CBS en 1992, Intruders, qui a été depuis diffusée internationalement. Son dernier livre, qui a été très remarqué, est Witnessed – The True Story of the Brooklyn Bridge UFO Abductions. (Note : il a écrit deux autres livres, en 2003 et 2009. Voir plus haut sa bibliographie).

Le but de Hopkins a toujours été de traiter le phénomène des enlèvements liés aux ovnis dans un esprit objectif, scientifique et dépassionné. À cette fin, il a créé la Intruders Foundation (IF) en 1989. IF est une organisation sans but lucratif consacrée à la recherche et à l’éducation publique concernant cette énigme extraordinaire. Elle publie journal respecté, et offre un service national pour référer ceux qui souhaitent explorer leur propres expériences qu’ils soupçonnent d’être des enlèvements.

En dépit de sa nature extrêmement controversée, la recherche de Hopkins a reçu des commentaires sérieux dans des publications connues, telles que Time, Paris Match, le Washington Post, la New York Review of Books, Omni, People, et Cosmopolitan. Il a été invité à des centaines d’émissions de radio et de télévision, comprenant Nightline, Good Morning America, The Today Show, The Oprah Winfrey Show, The Tonight Show, Charlie Rose, Larry King Live, The Charles Grodin Show, Sally Jesse Raphael, The Geraldo Rivera Show, 20/20, 48 Hours, Unsolved Mysteries, Encounters, A Current Affair, Nightwatch, The Late Show, The Art Bell Show, Tom Snyder, The Laura Lee Show, Hieronimus and Company, Weekend Edition (National Public Radio), Voice of America, Armed Forces Radio, de nombreuses stations affiliées à la BBC, et beaucoup d’autres shows et forums.

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Article sur Budd Hopkins, paru dans le New York Times du 24 août 2011

Budd Hopkins, expressionniste abstrait et auteur sur les OVNIS, meurt à l’âge de 80 ans
Par Margalit Fox


Budd Hopkins, un artiste expressionniste abstrait de qualité qui – après ce qu’il décrivit comme une observation qu’il fit par hasard d’un objet volant non identifiable, plat et argenté - devint le père du mouvement sur les « enlèvements-alien », est décédé ce dimanche à son domicile de Manhattan. Il était âgé de 80 ans. Selon sa fille Grace Hopkins-Lisle, son décès était dû à des complications de son cancer.
Peintre et sculpteur, Mr Hopkins faisait partie du cercle d’artistes de New York qui comptait, dans les années 50 et 60, Mark Rothko, Robert Motherwell et Franz Kline. Son œuvre, - qui, dans les années 60, inclut de grands tableaux avec des formes géométriques sacralisées par de grands champs colorés dans le style de Mondrian - figure dans les collections du Metropolitan Museum et du Musée d’Art Moderne de New York, de la Corcoran Gallery of Art de Washington, et du British Museum, parmi d’autres.


"Guardian LXVII" by Budd Hopkins, 1989. (Grace Hopkins-Lisle)


Plus tard, Mr Hopkins s’est tourné vers de grandes sculptures, presque architecturales, qui semblaient surgir de mythes primordiaux. En 1985, en commentant une telle pièce, « Temple d’Apollon avec Gardien XXXXV » - qui faisait partie d’un lieu de prière, à la fois ruine archéologique et autel de sacrifice – Michael Brenson écrivit dans le New York Times :
« Si ce travail concerne le sacrifice et la violence, il évoque aussi l’extase et l’illumination ». En essayant de redonner une signification la plus large à l’abstraction géométrique qui avait fasciné tant d’artistes du 20ème siècle, Hopkins nous amène à considérer que le rituel, l’adoration, la cruauté et la superstition ont toujours été inséparables ».

Certains articles sur Mr Hopkins ont voulu voir une relation entre ces pièces et sa fascination pour les visiteurs venus d’autres mondes, car ses livres, conférences et apparitions à la télévision l’avaient alors fait bien connaître comme enquêteur sur les OVNIS. Mr Hopkins, cependant, ne reconnaissait pas une telle relation (voir mon commentaire à la fin. GB).

Il s’empressait aussi de souligner qu’il n’avait jamais été enlevé lui-même. Mais après ce qu’il a décrit comme son observation d’un ovni, à Cape Cod en 1964, il a commencé à rassembler des témoignages de gens qui disaient qu’ils n’avaient pas seulement vu des véhicules spatiaux mais qu’ils avaient été enlevés à bord de ceux-ci pour des voyages involontaires et déplaisants.

Etant le premier à rassembler et publier de telles histoires en quantité, Mr Hopkins a été largement considéré comme ayant initié le mouvement des « enlèvements-alien », une ramification des études sur les ovnis. Des écrivains plus connus sur le sujet, comme Whitley Strieber et le psychiatre de Harvard John Mack, ont reconnu que c’était lui qui avait initié leur intérêt pour le sujet. En mettant en avant les récits – dont beaucoup avaient été obtenus sous hypnose – de gens qui disaient avoir été enlevés, Mr Hopkins fut frappé par la récurrence de certains motifs : la route à l’écart, l’obscurité nocturne, le surgissement d’une lumière, le passage soudain, dans l’air, jusqu’à un véhicule en attente, et surtout le sentiment d’un temps manquant.
Il partit à la recherche de ce temps perdu. Voici ce qu’il trouva, histoire après histoire :
Les aliens étaient techniquement sophistiqués, et beaucoup d’entre eux parlaient un anglais « improbablement bon ». Ils étaient petits, avaient des yeux globuleux (note : « bug eyed », expression venant tout droit de la science-fiction américaine, qui convient mal pour ces récits…) aux lèvres minces et à la peau grise. Ils ôtaient les vêtements de leurs sujets, et les sondaient avec des instruments, prélevant souvent du sperme et des ovules.
Ces narrations, a écrit Mr Hopkins, l’ont conduit à une conclusion déplaisante et incontournable : Les aliens - ou les « visiteurs », comme il préférait les appeler - pratiquaient une forme d’eugénisme extraterrestre, visant à redresser leur race en déclin en pratiquant des hybridations avec l’Homo sapiens.

En 1989, Mr Hopkins fonda la Intruders Foundation, basée à Manhattan, pour aider à donner l’alerte. Il a écrit quatre livres sur le sujet, dont « Intruders. The Incredible Visitations at Copley Woods » (1987) qui est resté pendant quatre semaines sur la liste des best-sellers du New York Times et sur lequel reposa un film de télévision en 1992, avec comme acteur principal Richard Crenna. Le travail de Mr Hopkins lui a attiré des foudres, inévitablement ; dans des interviews, il a comparé ses attaquants à des négationnistes de l’Holocauste, une analogie qui provoqué de nouvelles critiques.

Elliot Budd Hopkins naquit à Wheeling, dans la Virginie de l’Ouest, le 15 juin 1931, et survécut à la polio à l’âge de deux ans. Il obtint une licence en histoire de l’art au collège d’Oberlin en 1953, puis s’installa à New York où il se fit rapidement une réputation artistique.
Après son observation de Cape Cod, qu’il décrivit comme un disque argenté, au dessus de Truro dans le Massachussetts, Mr Hopkins commença à enquêter sur les ovnis. En 1976, il écrivit un article sur les enlèvements dans le Village Voice, suivi d’un article dans Cosmopolitan. Cette exposition provoqua une abondance de lettres de lecteurs qui se demandaient s’ils avaient été enlevés eux aussi, et sa seconde carrière était née. Au cours des années 80, elle éclipsa la première.
Les trois mariages de Mr Hopkins, avec Joan Baer, April Kingsley et Carol Rainey, se sont terminés par des divorces. A part sa fille Grace, née de son mariage avec Mlle Kingsley, ses proches comprennent sa compagne Leslie Kean ; une sœur, Eleanor Whiteley ; et un petit-fils.
Son livre de mémoires, Art, Life and UFOs, a été publié en 2009 par Anomalists Books.


Le livre de Budd Hopkins Art, Life and UFOs (2009)


Contrairement à certains écrivains dans ce domaine qui ont décrit leurs propres enlèvements comme les ayant transformés spirituellement, Mr Hopkins ne pensait pas qu’un bénéfice pouvait être retiré du fait d’être le sujet involontaire d’un vaste projet sur le génome humain dans l’espace. Il appelait ses témoins des « victimes », et il organisait pour eux des sessions de thérapie à New York.
Beaucoup de ceux qui ont partagé leurs histoires avec Mr Hopkins n’avaient pas, au début, le souvenir conscient de leurs enlèvements. Mais ils avaient vécu pendant des années, dit-il, avec le sentiment obsédant que quelque part, il leur était arrivé dans leur vie quelque chose de dramatique.
Leur condition, dit Mr Hopkins, n’était pas aussi rare qu’on pourrait le supposer. Selon son estimation, un Américain sur cinquante a été enlevé par des aliens et ne le sait tout simplement pas.

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Note sur cet article du New York Times Gildas Bourdais

C’est avec une surprise agréable que j’ai découvert cet article du New York Times. Il n’est pas courant, en effet, de lire un hommage sérieux et respectueux, rendu à un ufologue dans un journal aussi prestigieux. Certes, Budd Hopkins était connu comme artiste new-yorkais, mais l’article montre bien qu’il avait acquis également une solide réputation dans le monde intellectuel américain en tant que chercheur et auteur de livres sur les enlèvements, un sujet plus connu aux Etats-Unis qu’en France, faut-il le souligner.
Dans son dernier livre Art, Life and UFOs. A memoir, paru en 2009 deux ans avant sa mort, Budd Hopkins nous a offert un bilan de sa vie, à la fois d’artiste et d’ufologue. Il y livre, notamment, quelques réflexions sur une influence possible, peut-être inconsciente, de sa recherche ufologique sur sa créativité artistique (pages 188-189). En fait, Budd a reconnu lui-même, avec perspicacité, que son observation d’un ovni en 1964 avait probablement influencé sa peinture Il évoque ainsi le grand cercle noir qu’il a peint au beau milieu de son tableau Sun Black (« Soleil noir ») en 1966 :
« … J’ai utilisé le cercle à la fois comme un objet impérieux, contrôlé, et comme un vide mystérieux. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce n’est que des années plus tard que j’ai commencé à prendre conscience des possibles liens, formels et philosophiques, entre mon tableau Sun Black et mon observation d’ovni de 1964. Comme je l’ai dit, les artistes essaient rituellement de nier de telles influences pour défendre, sans succès, la pureté virginale de leur travail, et j’admets maintenant, des années plus tard, qu’à l’époque j’étais aussi porté que les autres à cette attitude sans espoir. »


Sun Black 1, huile sur toile, 40” x 52”, 1966


Cette question d’une influence réciproque, même inconsciente, entre art et ufologie, m’intéresse personnellement, ayant moi-même trempé dans ces deux activités. Je l’ai abordée dans mon livre Visions célestes. Visions cosmiques (2007), ainsi que les rapports controversés entre ufologie et science-fiction (voir le chapitre 7 « Visions d’hier et d’aujourd’hui"). Pour les amateurs de peinture, je signale aussi mon site artistique, créé récemment, où apparaissent (discrètement !) quelques engins volants mystérieux :
Site art gildas bourdais

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samedi 14 janvier 2012

Enlèvements extraterrestres 1ère Partie. Que peut-on en penser ?




Enlèvements extraterrestes. 1ère partie. Que peut-on en penser ?

Gildas Bourdais


Version intégrale de l’article publié, avec quelques coupes, dans le numéro hors série de VSD de juillet 2005, découpé en trois parties. Il va être complété par d’autres articles, notamment sur Budd Hopkins, décédé le 21 août 2011 à New York.



Le cinéma et la télévision ont popularisé les histoires d’enlèvements par de mystérieux extraterrestres à bord des ovnis, qui sont depuis une vingtaine d’années un thème important et controversé de l’ufologie. Tout au long de la série X Files, Mulder essaie de retrouver sa sœur enlevée dans son enfance, et de protéger sa partenaire Scully qui l’a été elle aussi. Scully va donner naissance à un enfant hybride et surdoué, que les « aliens » veulent récupérer. La série a exploité sans retenue ces témoignages d’enlèvements - vrais ou faux - et tout cela baigne, comme il se doit, dans une atmosphère glauque et inquiétante. Dans une autre série américaine, Les 4400, ce sont autant de disparus, victimes d’enlèvements depuis une cinquantaine d’années, qui sont soudain ramenés sur Terre, et dont on découvre qu’ils sont doués de divers pouvoirs paranormaux ! C’est aussi le thème central de la série Taken (Disparition). Cette production impressionnante de Steven Spielberg s’inspire étroitement du répertoire  ufologique, allant du crash de Roswell en 1947 aux enlèvements par les « petits gris » à partir des années 80. Des enlèvements affectent des familles sur plusieurs générations, avec naissance d’enfants hybrides à la clé. La dernière née, une charmante petite fille, possède des dons extraordinaires et va finir par retourner avec les petits aliens aux grands yeux noirs qui ne lui veulent – et ne nous veulent - que du bien…



Alie,l'héroine de la série Taken (Disparition)


Ainsi, les enlèvements extraterrestres font de belles séries télévisées, mais qu’en est-il, au juste, des histoires dont elles s’inspirent ? S’agit-il de rêves et de fabulations, comme en sont convaincus les sceptiques, ou y a-t-il là-dedans des histoires authentiques, quelle qu’en soit la signification ? Ces histoires sont choquantes, et il n’est donc pas surprenant qu’elles rencontrent encore plus de résistance que les ovnis eux mêmes, de la part des sceptiques. Je vais essayer de montrer qu’il y a pourtant de bonnes raisons de les prendre au sérieux.

Un phénomène de contamination médiatique ?

Les histoires d’enlèvement sont restées rares et isolées jusqu’à la fin des années 70, du moins celles qui ont été médiatisées à l’époque, comme l’affaire célèbre de Betty et Barney Hill, divulguée aux Etats-Unis en 1966. Elles ont commencé à se répandre dans les années 80, principalement aux Etat-Unis, surtout après la parution en 1987 du livre Communion de Whitley Strieber, auteur connu de romans fantastiques, mais qui prétendait y raconter son expérience, personnelle et authentique, d’enlèvements multiples. Le livre avait une couverture provocante, montrant la tête d’un « alien » aux grands yeux noirs et un sourire plutôt inquiétant, à l’allure assez diabolique. L’étonnant est qu’il eut un gros succès de librairie, avec un million d’exemplaires vendus. Ainsi, bien que ce livre de Strieber reste controversé, il a contribué fortement à faire que cette tête diabolique devienne un archétype des aliens inquiétants, ou « petits Gris », qui n’ont rien à voir avec les escargots du même nom, bien qu’ils soient mis à toutes les sauces dans les médias !


Couverture du livre Communion de Whitley Strieber


Les sceptiques n’ont pas manqué d’imputer à ce succès de librairie, et à quelques autres publications, la multiplication des témoignages d’enlèvements qui s’est produite à l’époque. Ils ont cru d’ailleurs que ce phénomène était une spécialité des Etats-Unis. Il est vrai qu’on en parle beaucoup plus qu’ailleurs dans ce pays, mais il y a en réalité des cas dans le monde entier. En fait, il est difficile de mesurer un éventuel risque de « contamination » car, on va le voir, l’historique de ces récits est bien plus complexe. D’abord, on connaissait depuis plusieurs années des récits du même type, donc antérieurs à la vague médiatique. En témoignent les enquêtes et les études réalisées au cours des années 70 et 80, notamment par l’artiste new-yorkais Budd Hopkins, avec deux livres remarquables, publiés en 1981 et 1987, et l’étude approfondie d’un spécialiste du folklore, Thomas Bullard, faite dès le début des années 80. Bullard a établi, sur près de 400 cas, que des récits analogues provenaient de gens qui, non seulement vivaient dans des lieux très éloignés et ne se connaissaient pas, mais qui en outre ne savaient rien de la question avant leur enlèvement. D’autre part, s’il est vrai que ce type de récit, avec de petits aliens aux grands yeux noirs, est devenu le plus courant, au point qu’on pourrait l’appeler le « modèle standard » des enlèvements, il y a eu, et il continue d’y avoir des récits différents, d’une assez large diversité, comme nous allons le voir avec quelques exemples. Le risque de contamination ne suffit pas à les expliquer.

La polémique sur les enlèvements se poursuit encore aujourd’hui, avec de nombreux livres, articles et débats, pour ou contre la réalité des ces histoires. L’auteur le plus prestigieux à s’être prononcé en faveur de leur authenticité, et naturellement le plus critiqué, était un professeur de psychiatrie de l’école de médecine de Harvard, le Dr John Mack, décédé malheureusement dans un stupide accident de la circulation à Londres en septembre 2004. Cette mort subite a été ressentie comme une grosse perte dans le monde de l’ufologie. John Mack avait beaucoup contribué à élever le niveau du débat, notamment lors d’un colloque qu’il avait présidé en 1992 avec le physicien David Pritchard au prestigieux M.I.T., suivi de la publication d’un gros livre de référence, Alien Discussions.



Couverture du livre Alien Discussions


Où en est-on aujourd’hui, alors que ces histoires sont largement exploitées, mais en tant que pure fiction ? Il y a des témoignages impressionnants, et des indices physiques de leur réalité – je vais y revenir plus loin – mais pas de preuves décisives, si bien que la question de la réalité des enlèvements ne peut être tranchée. De plus, même les spécialistes qui admettent la réalité de ces histoires sont loin d’être d’accord sur leur interprétation. Il y a d’abord ceux pour qui ces enlèvement sont le fait de véritables extraterrestres, à bord d’ovnis bien réels, que les sceptiques caricaturent en ironisant sur les ovnis en « tôles et boulons ». En réalité, on peut envisager des hypothèses plus vastes, même en restant dans une optique rationaliste, par exemple l’idée que ces êtres mystérieux seraient capables de se déplacer dans d’autres dimensions spatio-temporelles. Il existe déjà des théories de physique fondamentale, telles que les « supercordes », qui semblent ouvrir de telles perspectives. D’autres chercheurs, tel le Dr Mack, penchent vers une interprétation plus « ésotérique », voire religieuse, évoquant la longue histoire des contacts supposés avec des créatures spirituelles. Cependant, il n’écartait pas l’hypothèse extraterrestre, et avait donc une approche ouverte et complexe du phénomène. J’ai assisté à un entretien passionné qu’il avait eu, lors d’un colloque à Saint-Marin, avec le théologien italien Corrado Balducci.



John Mack discutant avec le Père Corrado Balducci (G. Bourdais)


Un autre aspect, tout aussi important, du débat, est la question des intentions de ces mystérieux « visiteurs » : que nous veulent-ils, et que signifient ces intrusions ? La question se pose tout autant s’il s’agit d’extraterrestres bien physiques ou d’êtres « surnaturels » car, dans toute l’histoire des religions, il y a des anges et des démons ! De toutes ces histoires d’enlèvements qui se sont accumulées, certaines donnent à croire à des êtres bienveillants, mais d’autres sont moins rassurantes. Pour l’historien David Jacobs, l’affaire est grave et l’humanité est menacée. Mais son ami Budd Hopkins est beaucoup plus nuancé. Pour lui, les aliens ne sont ni bienveillants, ni hostiles : ils poursuivent leur propre « agenda ». Qui croire ? Commençons par rappeler quelques « classiques », qui vont peut-être nous éclairer sur la crédibilité de ces histoires, et sur leur signification. Le plus connu est celui de Betty et Barney Hill, sur lequel il est important de revenir brièvement.


Betty et Barney Hill : mythomanes ou vrais “abductés” ?



Betty et Barney Hill


Alors qu'ils roulaient sur une route peu fréquentée du New Hampshire, le soir du 19 septembre 1961, les époux Betty et Barney Hill remarquèrent une étoile brillante qui se rapprochait d'eux rapidement. Ils s'arrêtèrent pour l'observer avec des jumelles : c'était un objet structuré avec des lumières colorées et clignotantes. Plus loin, ils stoppèrent de nouveau car l'objet s'était rapproché, et apparaissait maintenant comme une grande soucoupe volante, en vol stationnaire à peu de distance au-dessus de la route. Barney sortit de sa voiture et commença à avancer, mais il prit peur et revint en arrière, croyant discerner des silhouettes qui l'examinaient. Puis ils se retrouvèrent en train de rouler dans leur voiture, avec un trou de deux heures dans leur horaire.



L'ovni vu par Betty et Barney Hill


Ce n'est que deux ans plus tard que les Hill, toujours affectés par cette histoire insolite, furent soumis à des régressions sous hypnose par un psychiatre réputé de Boston, le Dr Benjamin Simon : ils racontèrent alors, séparément, la même histoire d'enlèvement par de petits êtres à bord de l'ovni, qui deviendra plus tard classique : description des « ET » à grosse tête, grands yeux allongés, corps mince et peau grise, examen médical, etc. L’histoire fut révélée en 1966 par le journaliste John Fuller dans son livre Le Voyage interrompu (The Interrupted Journey), cosigné avec les Hill et le Dr Simon. Un résumé, publié par le magazine Look la même année, suscita énormément d'intérêt et fut même suivi d'un film.

Bien entendu, l’affaire fut bombardée de critiques. Le Dr Simon ne croyait pas à un enlèvement extraterrestre, pour lui totalement inconcevable, mais il dut admettre la sincérité des témoins : ils croyaient vraiment à leur histoire, qui les avait fortement traumatisés. Pendant les six mois que dura le traitement, Simon, excellent hypnotiseur, essaya de leur faire admettre qu’ils avaient rêvé, mais ils restèrent convaincus que leur aventure était réelle. Incidemment, ceci contredit une critique courante des histoires d’enlèvements, qui accuse les hypnothérapeutes d’influencer les témoins. C’était raté, dans le cas du Dr Simon !

Une autre critique porte sur l’examen médical qu’aurait subi Betty Hill. Selon elle, on enfonça une longue et fine aiguille au niveau de son nombril, pour lui faire un " test de grossesse", lui dit-on (précisons qu’il y avait selon elle une communication télépathique avec ses ravisseurs). Betty avait-elle connaissance de ce genre de procédure médicale ? Cette opération ressemble à une amniocentèse, qui était encore expérimentale à l’époque et n’est devenue une pratique courante que des années plus tard. Il y a aussi le cas de Barney, qui avait été omis dans le livre The Interrupted Journey, pour ne pas scandaliser. Il s'agissait d’une opération de prélèvement de sperme, réalisée au moyen d'un appareil de forme ronde, appliqué sur ses parties génitales, qui laissa d'ailleurs des traces : un cercle presque parfait de verrues à l'aine dont il fallut pratiquer l'ablation chirurgicalement. Selon le Dr Richard Neal, gynécologue qui a lui aussi enquêté sur ces affaires d'enlèvements, cette procédure est souvent révélée sous hypnose ; elle peut être douloureuse ou du moins inconfortable ! Une chose est certaine : Betty et Barney Hill n'ont pas du tout cherché à attirer l'attention sur eux ou à gagner de l'argent, contrairement à ce qu'a insinué le sceptique Philip Klass dans son livre UFO Abductions. A Dangerous Game (“Enlèvements. Un jeu dangereux »). En fait, leur histoire n’a été rendue publique que cinq ans plus tard, à la suite de fuites maladroites d’un journaliste local. On a souligné que les Hill étaient un couple interracial, ce qui aurait pu être une cause de perturbation, mais le Dr Simon avait lui-même écarté cette hypothèse.

La carte des étoiles de Betty Hill

Un aspect remarquable de cette histoire est la carte des étoiles, figurant les voies fréquentées par les extraterrestres, que le « leader » aurait montrée à Betty et qu’elle reproduisit sous hypnose. Une institutrice passionnée d'astronomie, Marjorie Fish, construisit un modèle à trois dimensions des étoiles proches, suspendues avec des fils, en sélectionnant celles d'un type proche de notre Soleil. Il y en a 46, dans un rayon de 54 années-lumière autour du Soleil, sur un total d’un millier. Elle crut alors y repérer, en l'observant sous un certain angle, la carte esquissée par Betty Hill. Les deux étoiles principales du réseau, proches l'une de l'autre, appartiendraient à la constellation du Réticule, visible dans l'hémisphère Sud, où elles sont connues sous le nom de "Zeta Reticuli" 1 et 2. Cette interprétation a reçu le soutien d'un certain nombre d'astronomes et d'ufologues, dont Terence Dickinson, auteur d'une plaquette, The Zeta Reticuli Incident.








Carte originale de Betty Hill et son interprétation astronomique


C’était un remarquable travail, mais les sceptiques n’ont pas tardé à le mettre en doute, notamment Jacques Vallée et l’astrophysicien Carl Sagan, au moyen d'un test statistique sur ordinateur. Cependant, leur argumentation a été réfutée grâce à une mesure plus précise des distances des étoiles. On a dit aussi qu'il s'agissait d'une étoile double, inadéquate pour être entourée d'une planète habitable. Mais c’était une erreur d'observation astronomique, a fait observer le physicien et ufologue Stanton Friedman, qui soutient ce modèle. Cette localisation de Zeta Reticuli 1 et 2, à 37 années-lumière de nous, est passionnante pour deux raisons. D’abord, elles sont effectivement proches, à seulement 1/8ème d’année-lumière l’une de l’autre (pour comparaison, l’étoile la plus proche du Soleil, Alpha du Centaure, est à 4,2 années-lumière de nous). On imagine combien il a pu être tentant pour une civilisation émergente d’aller visiter l’autre étoile. Or ces deux étoiles ont un milliard d’années de plus que le Soleil, ce qui laisse de la marge pour l’apparition d’une civilisation plus ancienne que la nôtre ! Pour mémoire, mentionnons un curieux contre-modèle, selon lequel la carte serait celle de notre système solaire. Pour sa démonstration, l’auteur à dû y incorporer de très petits et insignifiants corps céleste de notre système : c’est bien peu crédible !

L’influence de la science-fiction ?

Un autre argument sceptique, souvent avancé contre les Hill, et d’ailleurs contre tous les récits d’enlèvements, est l’influence de la science-fiction. Il est clair que c’est possible aujourd’hui, rien qu’avec les nombreuses séries télévisées, mais était-ce plausible à l’époque des Hill ? Martin Kottmeyer a proposé une liste de films des années 50 à l’appui de cette hypothèse. Il y a eu, en effet, quelques histoires d’enlèvements portées à l’écran, mais dès que l’on y regarde de plus près, l’argument devient très douteux, car ces films étaient des « séries B » plus aptes à faire rire qu’à faire peur. Pour ne prendre qu’un exemple, le film   Invasion of the Saucer-men , diffusé en 1957, mettait en scène de petits monstres plus ridicules qu’effrayants.



Affiche du film  Invasion of the Saucer-men


Dans le cas des Hill, il y a un argument plus simple : ils ne s’intéressaient pas à la science-fiction, ne regardaient jamais ce genre de film à la télévision. Ils avaient une vie sociale et professionnelle bien remplie. C’était un couple racial mixte, engagé dans le Mouvement des droits civils, et ils avaient mieux à faire, surtout à cette époque, que d’inventer une histoire d’enlèvement en soucoupe volante. En fait, leur témoignage a très bien résisté à l’épreuve du temps. Ce n’est pas le seul : en voici d’autres qui ont bien résisté eux aussi.

Suite de l’article. Voir :
Deuxième partie « Quelques cas classiques »
Troisième partie « Nouvelles perspectives »

Enlèvements extraterrestres 2ème Partie. Quelques cas classiques




Enlèvements extraterrestres 2ème Partie. Quelques cas classiques



Antonio Villas Boas, Brésil, 1957

L'une des premières histoires d'enlèvement connues a pour héros involontaire un jeune Brésilien nommé Antonio Villas Boas, qui aurait été obligé de faire l'amour avec une extraterrestre à bord d'un ovni. L'incident date de 1957. Villas Boas a raconté que, travaillant de nuit en plein champ sur son tracteur, il avait vu atterrir un ovni lumineux muni d'une triple pointe à l'avant, plutôt atypique.



Dessin de l’ovni


Plusieurs êtres portant cagoules en sortent, s'emparent de lui et l'entraînent à bord de l'appareil. Là, ils lui ôtent ses vêtements, lui badigeonnent le corps d'une mystérieuse substance - un antiseptique? - puis l'introduisent dans une pièce où une odeur étrange lui donne la nausée. Une "extraterrestre" apparaît, nue. Son apparence est proche de la nôtre mais avec des différences, notamment de grands yeux en amande. Après l'acte sexuel, elle le quitte en pointant son doigt vers son ventre puis vers le ciel... L'histoire paraît alors si ridicule aux ufologues et aux journalistes qu'elle ne sera divulguée que sept ans plus tard, en 1964, par la revue britannique Flying Saucer Review, et en 1965 par le magazine brésilien O Cruzeiro. Le cas a pourtant été bien étudié. On apprend notamment que Villas Boas était tombé malade au cours des mois suivants, et qu'il présentait les symptômes caractéristiques d'une irradiation, selon le rapport médical du Dr Olavo Fontes qui l'examina quelques semaines après l'incident. Une rumeur prétend que Villas Boas avait inventé son histoire pour gagner de l'argent. Rien n'est plus faux car son histoire est restée confidentielle pendant des années. A l'époque, un journaliste connu qu'il avait rencontré n'avait pas osé la publier, par crainte du scandale.


Le policier Herbert Schirmer, Etats-Unis, 1967

A l'époque où le cas Hill est révélé, la commission Condon, officiellement chargée par le président Gerald Ford d'enquêter sur le phénomène des ovnis, étudie le cas du policier Herbert Schirmer. Le psychologue Leo Sprinkle, de l'université du Wyoming, interroge Schirmer sous hypnose. Bouleversé par l'expérience qu'il a vécue dans la nuit du 3 décembre 1967, près de Ashland, dans le Nebraska, le témoin fait le récit de son enlèvement par des êtres de l'espace qui lui auraient délivré un message proche de ceux rapportés par les " contactés " des années 50. Sprinkle est convaincu de la réalité de son expérience, mais l'équipe de chercheurs, présidée par le professeur Edward Condon, ne se laisse pas convaincre. Or on sait aujourd’hui que les conclusions négatives de cette commission étaient convenues à l’avance, en accord confidentiel avec les autorités militaires.



Dessin de l’être vu par Herbert Schirmer



Les pêcheurs de Pascagoula, Etats-Unis, 1973

Un autre cas célèbre a pour théâtre, en 1973, un petit port du Mississipi nommé Pascagoula. Un soir, deux pêcheurs à la ligne arrivent au poste de police local, en état de choc. Charles Hickson et Calvin Parker racontent aux policiers qu'ils ont vu arriver un objet volant, émettant une lumière bleutée, d'où sont sortis trois êtres étranges qui ont volé vers eux. Ces mystérieux visiteurs avaient la peau ridée, les yeux en amande, les oreilles et le nez pointus. Les humanoïdes se sont emparés des pêcheurs et les ont conduits jusqu'à l'ovni, où ils les ont soumis à une sorte d'examen médical. Pour le docteur James Harder, de l'université de Californie, venu aussitôt enquêter sur place et interroger les témoins sous hypnose, il s'agit d'une " expérience réelle ". L'astronome Allen Hynek, qui le rejoint sur place, partage cette opinion : " Il s'est passé ici quelque chose qui dépasse notre entendement", déclare-t-il. Fred Diamond, le shérif de la ville, témoigne en faveur des deux pêcheurs : « Ils sont sincères. S'ils avaient inventé tout cela, ils devraient être à Hollywood. » Les deux hommes sont terrifiés par ce qu'ils ont vu. Parker, le plus jeune, s'est évanoui lors de l'enlèvement, et le docteur Harder doit abréger la séance d'hypnose de Hickson, tant certaines des scènes qu'il revit le rendent nerveux.


Le chasseur Carl Higdon, Etats-Unis, 1974

Autre cas spectaculaire, celui de Carl Higdon. Le 25 octobre 1974, ce technicien de forage pétrolier âgé de quarante et un ans part chasser l'élan en forêt, dans le Wyoming. Ayant pu lancer un appel au secours par radio, il est localisé au bout de cinq heures de recherches, embourbé au beau milieu d'un marécage. En état de choc, il a du mal à parler. Il ne se rappelle pas son nom, ne reconnaît pas sa femme et crie sans cesse : " Ils ont pris mon élan ! " Après un séjour à l'hôpital, il est en mesure de raconter son aventure. Ce jour-là, il a repéré cinq élans immobiles. Il a tiré, en vain : la balle est tombée à environ 15 mètres de lui avec un bruit mat, comme si elle avait heurté une barrière invisible. La forêt est soudain devenue silencieuse. Ses souvenirs sont confus, mais il se rappelle qu'un être étrange, à l'allure de spationaute, est apparu, lui a fait avaler des pilules et l'a conduit dans une cabine. Higdon raconte que les extraterrestres lui ont placé un casque sur la tête en lui expliquant qu'ils l'emmenaient « à 262 000 kilomètres de là »... Cette information était fausse, évidemment, et l’on voit apparaître ici ce problème récurrent de la manipulation mentale. A-t-on voulu ridiculiser ce témoin et, à travers lui, les histoires d’enlèvements ?



Dessin de l’être vu par Carl Higdon



Une famille enlevée, Grande-Bretagne, 1974

Le soir du 24 octobre 1974, John Day rentre en voiture avec sa femme Sue et ses enfants, près d'Aveley, dans l'Essex, en Grande-Bretagne II est près de 22 heures, la nuit est claire et il y a peu de circulation sur la petite route de campagne. John et Sue remarquent d'abord une lumière bizarre près de la route - un halo ovale, d'un bleu iridescent, comme une grosse étoile. Au sortir d'un virage, les Day se trouvent plongés dans un épais brouillard vert. Toutes les lumières du véhicule s'éteignent d'un coup. Un brouillard glacial pénètre à l'intérieur de l'habitacle qui subit des secousses violentes. Enfin, il s'immobilise. Quand le brouillard disparaît, les Day se trouvent à moins d’un kilomètre plus loin, mais il est une heure du matin. Trois heures se sont effacées de leur mémoire ! Le lendemain, tous les membres de la famille sont extrêmement fatigués. Trois ans plus tard, John lit un article sur les ovnis et décide de prendre contact avec un groupe local d'enquêteurs. Les Day acceptent une thérapie sous hypnose. Celle-ci révèle qu’ils ont bien été enlevés à bord d’un ovni. Des êtres de grande taille les entouraient, avec d'autres, plus petits. Ces derniers étaient très laids, avec une sorte de fourrure brune sur la tête et les mains, de grands yeux fendus, des oreilles pointues. Un appareil a inspecté tout le corps de John, qui a ressenti une sensation de picotement et de chaleur. Après l'examen médical, ils ont eu droit à quelques « explications ». On leur a fait une séance de projection, avec cartes d'étoiles, diagrammes, coupes de véhicules défilant à toute vitesse, puis ils ont vu une image holographique d'une planète – est-ce la Terre ? - en train de mourir, "ruinée par la pollution". Soulignons que ce genre de vision dramatique est typique dans les témoignages d’enlèvement.


Le bûcheron Travis Walton, Etats-Unis, 1975

L'affaire Travis Walton reste l’un des plus remarquables cas d'enlèvement avec témoins multiples. Plus de vingt ans après, Walton et ses camarades ne sont jamais revenus sur leurs déclarations et n'ont pas été contredits par d'autres témoins. Travis est un jeune bûcheron travaillant dans l'Arizona au sein d'une équipe de sept hommes. Un soir de 1975, en rentrant de leur travail, les hommes aperçoivent un grand ovni lumineux de couleur dorée, surmonté d'un dôme. L'engin est en vol stationnaire au-dessus d'une clairière. Il y a eu déjà beaucoup d'observations d'ovnis dans la région. Travis, que ces récits passionnent, saute de la camionnette et s'élance vers l'objet lumineux, malgré les appels de ses camarades. Ceux-ci voient alors un faisceau de lumière qui vient le frapper, le projetant à terre. Affolés, ils prennent aussitôt la fuite. Quand le chef d'équipe, reprenant ses esprits, revient sur les lieux, Travis Walton a disparu.



Couverture du livre Fire in the Sky



Le bûcheron Travis Walton


Les recherches, entreprises immédiatement, restent vaines. La police soupçonne d'abord un meurtre - il y avait des dissensions dans l'équipe à cause du retard pris dans le travail. Or, soumis au détecteur de mensonge, les hommes font tous le même récit. Walton est retrouvé cinq jours plus tard, au bord d'une route, hagard. La mémoire lui revient peu à peu. Il se rappelle s'être réveillé dans une petite salle, allongé sur un lit. Trois petits êtres effrayants, dotés d'une grosse tête et de grands yeux, qui se sont approchés de lui, ont pris la fuite quand il les a repoussés brutalement.



Les petits êtres vus par Travis Walton


Il entreprend alors d'explorer l'ovni. Après avoir parcouru un couloir incurvé, il pénètre dans une salle circulaire. Au centre, il voit un fauteuil. A mesure que Travis s'en approche, la lumière s'atténue. Il distingue alors au-dessus de sa tête une voûte étoilée, s'assoit sur le siège face à une sorte de tableau de bord et commence à essayer de le manipuler. Un humanoïde d'assez grande taille entre alors dans la pièce, lui adresse un sourire et le conduit dans une autre partie du vaisseau - lequel se révèle beaucoup plus grand que Travis ne l'avait imaginé. Apercevant plusieurs soucoupes réunies dans une vaste salle, il suppose qu'il est à bord d'un "vaisseau-mère". Il se retrouve finalement dans une autre salle, de dimensions plus réduites, où des êtres d'apparence humaine sont rassemblés. Il y a une femme parmi eux, mais tous se ressemblent comme des jumeaux. A cet instant, les visiteurs cosmiques endorment Travis, qui ne réussira pas, par la suite, à se souvenir de ce qui s'est passé après. Mystification ou réalité ? Notons que l'hypnose ne fut pas utilisée dans cette affaire, et que des enquêteurs sérieux la tiennent toujours pour véridique. En 1979, Travis Walton a raconté son histoire dans un livre, Fire in the Sky, qui a inspiré un film du même nom. Celui-ci est assez fidèle au livre sauf en ce qui concerne la séquence de l'enlèvement, terrifiante et sans le moindre rapport avec son récit !


Le caporal Armando Valdès, Chili, 1977

Voici un autre cas remarquable, avec témoins multiples, et une particularité exceptionnelle qui est la manipulation apparente du temps. On peut rapprocher l'expérience de Carl Higdon de celle du militaire chilien Armando Valdès. Le 25 avril 1977, Valdès, caporal dans l'armée de terre, commande une patrouille dans les Andes, au nord du pays. Il est enlevé par un ovni presque devant ses hommes. Sa disparition est brève - environ un quart d'heure -, mais ses compagnons le retrouvent évanoui... avec une barbe de cinq jours ! De plus, Valdès s'aperçoit que sa montre, arrêtée à l'heure exacte de sa réapparition, avance de cinq jours, comme s'il avait passé ce temps dans un monde parallèle, où le temps s'écoulerait plus vite que le nôtre. Mais il n’a aucun souvenir de ce qui a pu se passer pendant sa disparition. Il faut signaler que, ces dernières années, Valdès a annoncé son intention d’écrire son histoire, qu’il verrait maintenant comme une expérience spirituelle, plutôt qu’un contact extraterrestre au sens classique du terme. Mais on attendait encore son récit, en 2008.


Kelly Cahill, Dandenong, Australie, 1993

Voici encore un cas important, lui aussi avec témoins multiples, qui s'est produit en Australie, dans la région des Dandenong Foothills en 1993. Les passagers de trois voitures sont arrêtés le long d'une route par un ovni. Le premier témoignage, le plus important, est celui de Kelly Cahill, qui observe avec son mari un énorme ovni posé dans un champ. Un scénario classique d'enlèvement se déroule ensuite, avec perte de mémoire, retrouvée en partie sous hypnose. Les passagers des deux autres voitures, retrouvés non sans mal, confirment le récit des premiers témoins. Kelly Cahill a raconté son histoire dans le livre Encounter (Harper Collins, 1996). Soulignons qu’il y a bien des cas d’enlèvements avec plusieurs témoins, ce qui renforce beaucoup leur crédibilité. En voici un autre, cette fois en France.


Monsieur « D », France, 1998

Ce cas français met en scène Monsieur D., technicien aéronautique en retraite, et quatre autres témoins directs. Monsieur D. avait rendez-vous pour une partie de chasse au hameau du Ruel, près de Haravilliers, dans l’Oise, le 10 janvier 1998. Lorsqu’il arriva à l’aube à l’entrée du hameau, avec des amis répartis dans deux voitures, ceux-ci virent soudain un énorme ovni circulaire en vol stationnaire à faible hauteur au dessus de la route. Selon la description de Monsieur D., il était totalement silencieux, large d’environ 45 m, et avec de nombreuses lumières colorées sur le pourtour. Ce témoin, que j’ai rencontré plusieurs fois, avec d’autres enquêteurs, nous a paru très crédible. Il se rappelle, sans hypnose (qu’il a toujours refusée) avoir été enlevé à bord de l’ovni, et soumis à une sorte d’examen médical. C’est en fait un cas complexe, avec possible distorsion du temps. En effet, il a le sentiment d’avoir été projeté dans une autre “ dimension ”, avec une sensation de puissante accélération. Il se souvient maintenant d’avoir vu des êtres de grande taille, “ à tête d’aigle ”, à bord d’un autre vaisseau où il avait été amené. Il faut souligner qu’il y avait d’autres témoins au sol (on ne sait pas si l’un d’eux aurait été aussi enlevé) : deux passagers dans sa voiture, une personne dans la voiture qui les suivait, et un autre chasseur qui les attendait sur un parking situé à l’autre bout du hameau. Celui-ci se rappelle avoir été survolé par le même ovni, qui l’a enveloppé d’une sorte de « pluie de lumière » ! Après quoi il a vu l’ovni aller vers le hameau - il a craint qu’il aille s’y écraser - et il a perdu conscience. Lorsqu’il s’est réveillé, un quart d’heure plus tard, comme Monsieur D, celui-ci était là mais il ne l’avait pas vu arriver. Après une longue enquête, cette histoire garde tout son mystère.


Un cas étrange et controversé : Betty Andreasson

L'histoire singulière de Betty Andreasson-Luca a fait l'objet de pas moins de cinq livres depuis 1979, tous écrits par Raymond Fowler, ancien directeur des enquêtes du MUFON (Mutual UFO Network), le principal organisme d’enquêtes américain. C'est une histoire exceptionnelle, d'abord par sa durée, avec des enlèvements depuis l'enfance, et parce que Betty peut être considérée aussi bien comme une "contactée" que comme une "abductée". Son récit est particulièrement riche en visions extraordinaires, remémorées peu à peu sous hypnose. Les "voyages" de Betty Andreasson-Luca font davantage penser à des visions initiatiques, et même mystiques, qu'à de véritables enlèvements par des extraterrestres. Elles comportent des prédictions apocalyptiques, rappelant les visions des prophètes et annonçant qu'une grande partie de l'humanité périra bientôt, mais qu'un petit nombre sera sauvé ! Mais on y trouve aussi cet aspect non moins troublant des manipulations génétiques, sur lesquelles Budd Hopkins et David Jacobs ont mis l'accent à partir des années 80.

Suite de l'article en troisième partie